Les missions de l’infirmière scolaire
Mis à jour le mercredi 22 octobre 2025 , par
Les missions de l’infirmière scolaire :
• ACCUEILLIR - EDUQUER - SOIGNER – PREVENIR ET ACCOMPAGNER LES ELEVES
Dans le cadre de son rôle propre, l’infirmier(ère) Education nationale, repère et identifie les besoins des élèves en matière de santé, il (elle) formule des objectifs spécifiques à son secteur d’activités.
L’ensemble des différents champs d’intervention doit se concevoir, se construire dans une progression, une continuité et une complémentarité.
L’organisation du service infirmier privilégie le suivi des enfants de la maternelle au lycée tant individuellement que collectivement.
Les missions se déclinent dans cet esprit, par la mise en place d’actions progressives et adaptées à chaque tranche d’âge.
Ces actions reposent sur un travail d’équipe avec tous les acteurs du système éducatif, sous la responsabilité du chef d’établissement.
Les liaisons avec les familles sont renforcées.
BO n°1 du 25 janvier 2001. Les missions de l’infirmier (ère)s de l’Education nationale.
– Il (elle) apporte écoute, aide et soutien à l’élève.
– Il (elle) intervient pour :
• La protection de l’enfance.
• Le handicap, les maladies chroniques et/ou évolutives
• Les enfants et les adolescents en souffrance psychique.
– Il (elle) intervient aussi pour la mise en place des aménagements scolaires :, PAP, PPS ainsi que les PAI.
• PAP : Plan d’accompagnement personnalisé établi par le médecin après étude des bilans et avis des enseignants
• PPS : Projet personnalisé de scolarisation dans le cadre d’une notification de la MDPH
• PAI : Projet d’accueil individualisé à la demande de la famille pour des besoins thérapeutiques précisés dans une ordonnance (prise de traitement, régime alimentaire, allergie…)
– Il (elle) intervient également par :
La mise en place d’une cellule de crise si besoin, conformément aux directives (protocole académique/départemental) suite à des évènements traumatiques (décès, accidents graves…)
– Il (elle) développe les liens avec les familles.
– Il (elle) travaille en liaison avec les équipes médico-sociales, éducatives, pédagogiques.
• PROMOUVOIR LA SANTE
BO n°45 du 7décembre 2006, BO n°3 du 18 janvier 2007.
Circulaire n° 2006-204 du 11 décembre 2006.
Application de la loi Evin, circulaire n°2006-196 du 29 novembre 2006.
– L’infirmier(ère) accompagne individuellement l’élève lors de l’accueil à l’infirmerie ou après concertation en équipe.
– L’infirmier(ère) participe dans le cadre des CESC Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté aux actions collectives conformément aux directives ministérielles, à la politique rectorale et aux stratégies départementales.
– L’infirmier(ère) participe à l’élaboration de la politique éducative, de santé et sociale de l’école ou de l’établissement. Les actions éducatives dans l’espace public ont comme objectif de promouvoir la santé des élèves et d’amener les élèves et les adultes par un projet plus global à faire de leur espace collectif « une école promotrice de santé » « un établissement promoteur de santé » pour le collège ou le lycée.
– L’infirmier(ère) peut être force de proposition et conduire des actions d’éducation à la santé en partenariat interne, en appui des apprentissages et programmes scolaires des élèves avec les enseignants (socle commun de compétences) ou avec le concours des partenaires extérieurs si besoin.
L’information seule ne suffit pas, les actions éducatives autour de la santé doivent :
– Permettre aux élèves de mieux connaître leurs besoins, d’avoir une bonne estime d’eux tout en ayant du respect pour les autres. Le milieu scolaire doit constituer l’espace au sein duquel chacun doit veiller au bien-être de tous les élèves.
– Aider les élèves à développer leurs compétences psychosociales qui vont leur permettre de mieux gérer les risques, de demander ou d’apporter de l’aide aux autres, de prendre leurs responsabilités et de s’affirmer.
– Contribuer à l’apprentissage du respect, développer la solidarité avec la participation de tous, l’écoute et l’attention à l’autre, aider à l’intégration dans le groupe classe et le groupe de pairs.
L’infirmier(ère) intervient prioritairement dans les domaines suivants :
– L’éducation à la sexualité : une attention particulière sera portée aux élèves pouvant être victimes d’homophobie, de violences sexistes, de harcèlement ou de discriminations. Il (elle) accompagne l’élève sur toutes les questions autour de la contraception, les infections sexuellement transmissibles (VIH SIDA…)
– La prévention : des addictions (substances psycho-actives licites ou illicites), des conduites à risques, du mal être, de la violence, les écrans…
– L’éducation nutritionnelle : la prévention du surpoids, de l’obésité, les rythmes chrono biologiques et la pratique du sport (boire, manger, bouger, dormir)
– Le secourisme : APS (apprendre à porter secours) pour les élèves du 1er degré et PSC1 (prévention et secours civique de niveau1) pour les collégiens (se référer au socle commun de compétences/élèves de troisième)
• VISITE DE DEPISTAGE A LA DOUXIEME ANNEES PAR L’INFIRMIERE
Le dépistage infirmier de la douzième année prévue à l’article L. 541-1 du code de l’éducation, est planifiée dans le collège pour tous les élèves de 6èm
– l’infirmière réalise une consultation infirmière auprès des élèves de 6ièm :
• Il (elle) travaille en lien avec les médecins scolaires et les familles.
• Il (elle) s’occupe du suivi de chaque consultation infirmière
– Analyse des antécédents de l’enfant à partir, notamment du carnet de santé avec l’accord des parents, en particulier l’existence d’une maladie chronique ou d’un handicap justifiant ou ayant justifié la mise en place d’un dispositif adapté.
– Entretien avec l’enfant portant notamment sur ses conditions de vie, sa santé perçue, l’expression éventuelle de difficultés ou de signes de souffrance psychique ainsi que sur son développement pubertaire.
– Prise en compte d’éventuelles observations recueillies auprès des parents et de l’équipe éducative.
– Vérification des vaccinations au vu du calendrier vaccinal en vigueur.
– Examen staturo-pondéral avec calcul de l’IMC, report des données et traçage sur les courbes du carnet de santé.
– Évaluation de la situation clinique.
– Dépistage des troubles visuels.
– Dépistage des troubles auditifs comprenant la vérification de l’acuité auditive avec un appareil audio vérificateur.
– Hygiène bucco-dentaire.
– Recommandations et conseils à l’enfant, adaptés en fonction de ses questions et des données de l’examen.
– Transmission aux parents des conclusions de cet examen incluant, le cas échéant, des recommandations et des conseils. Un courrier à destination du médecin traitant peut être remis aux parents. Le professionnel de santé qui l’effectue veille au respect de la confidentialité de cette transmission.
– Mise à disposition des données issues de cette visite aux personnels de l’éducation nationale en charge du suivi de l’élève concerné, dans le respect du secret professionnel.
– Rencontre avec les enseignants de l’élève et l’équipe de direction afin de faire le point sur le suivi et l’accompagnement pédagogique à mettre en place dans le cadre de la réussite scolaire.
– Les parents peuvent être sollicités en tant que de besoin ou assister à l’examen sur leur demande
• ORGANISER LES URGENCES ET LES SOINS
Le protocole national sur l’organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d’enseignement donne un cadre de référence au directeur d’école et au chef d’établissement pour mettre en place une organisation permettant de répondre au mieux aux besoins des élèves en matière de santé et de sécurité (article 57 du décret n° 85-924 du 30 août 1985 modifié et circulaire n° 86-144 du 20 mars 1986).
Le directeur d’école ou le chef d’établissement s’appuie notamment pour cela sur l’avis technique de l’infirmier-ière. Quelle que soit son affectation, dans la mesure où il-elle est présente dans l’école ou l’établissement, l’infirmier-ière assure la réponse à l’urgence.
BO hors série du 6 janvier 2000
– Il (elle) répond aux urgences.
– Il (elle) donne les 1ers soins à l’élève blessé ou en malaise.
Le soin aux élèves passe par une approche éducative, d’accompagnement, de conseil, de suivi.
La réponse par le médicament est mesurée et non systématique, conformément aux directives.
– Il (elle) participe à la veille sanitaire.
En cas d’urgence :
En cas de gravité ou d’incertitude, l’établissement peut envoyer un enfant malade à l’hôpital après avoir pris conseil auprès du Samu. Dans tous les cas, la famille est prévenue.
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